|
|
Max SpritzerDorot a reconstitué l'itinéraire de Max[ Moses Leib] Spritzer né en mars 1888 à Cholojow.En 1916 Moses Leib épouse à Vienne , Autriche Elsa Schimmel de quatre ans sa cadette. Ils auront trois enfants, Julius, Suzanne et Lisbet Selon le témoignage de Sarah sa fille née en 1922 il aurait été arrêté pendant la nuit de Cristal puis relâché.C'est à cette époque qu'il quitte l'Autriche.
La famille Spitzer à Vienne USHMM Dans un rapport daté du 9 février 1939, le commandant du poste de Gendarmerie du district d'Eupen, et adressé à l’administrateur de la Sûreté publique à Bruxelles il est dit qu’un groupe de trente sujets juifs allemands a été arrêté et refoulé dans la nuit. "Quatre de ces personnes étrangères ont été trouvées à deux heures du matin au domicile du nommé Heinen ….commune d’Eupen. Parmi ces personnes Max Spritzer, commerçant domicilié à Vienne Wasnergasse, 13 et porteur du passeport allemand N° 42379. Le 12 février Max Spritzer demande l'asile politique et déclare avoir été emprisonné par la Gestapo. Il déclare également être détenteur d'un visa pour le Paraguay et d'un affidavit pour les Etats-Unis. Son dossier d'admission à domicile à Anvers date du 3 Mars 1939, un peu plus tard il précise dans son dossier de demande d'asile politique avoir été détenu 9 jours par la Gestapo. En Août 1939 la police belge reçoit la réponse de Vienne à sa requête du 4 mai, confirmant que Max n'est pas recherché. En novembre 1939 Elsa, l'épouse de Max restée à Vienne, demande à faire étape à Anvers avant de se rendre à Rotterdam pour embarquer en vue d'émigrer aux Etats-Unis. Max paye un visa de 44 Francs Belges pour que sa femme puisse le voir. Ils ne s'étaient pas vus depuis le mois de février. Il est arrêté le 10 mai 1940 à Anvers, comme "suspect" le convoi qui l'emmène de Belgique vers le camp de St Cyprien passe par Sainte Livrade dans le Lot et Villemur dans le Tarn. En Octobre 1940 il est transféré à Gurs. Le 6 mars 1941 Max Spritzer arrive au camp des Milles, on lui remet deux couvertures. Son dossier nous apprend qu'il mesurait 1 m 72 qu'il avait les yeux gris et les cheveux noirs, il était juif et porteur d'une carte d'identité belge ( probablement le modèle B réservé aux étrangers). Sa femme était déjà aux Etats-Unis il était en possession de 2000 Frs. Sa demande d'émigration était acceptée car Max SPRITZER était " en surnombre dans l'économie nationale et ne pouvait rendre aucun service à la France". Le 10 mars 1941 il demande une première permission de cinq jours au commandant du camp pour préparer son émigration aux Etats Unis et se rendre à Marseille. Le commandant lui accorde deux jours. Le 26 avril il sollicite trois jours de permission, à nouveau l'autorité du camp ne lui en accorde que deux. On ne sait si Max Spritzer a demandé d'autres permissions de sortie. Le 9 décembre 1941 il est libéré et embarque sur le S.S. Chanzy. Son petit fils nous a appris que Max est passé par Alger et Cuba avant de rejoindre New York où il arrive en janvier 1942. Il s'est éteint en 1955 aux Etats-Unis à 67 ans. |
![]() |


